Silence!

Quand tombent les larmes de l'âme,
Quand danse le cristal d'un sourire,
Quand chaque mouvement
Tisse sa trame,
En essayant de s'épanouir,
Quand on piétine les mots,
Quand on vit en aquarelle,
Quand on écoute l'eau
En jouant a la marelle,
Il faut se donner encore une chance
En écoutant
Tendrement
Son silence.
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# Posté le dimanche 18 mars 2007 10:41

L'amitier

L'amitié, une balance
Délicate,
Une musique...
Chacun d'entre nous
Y met ses mots,
Ses états d'âme,
Ses grains d'idées,
Les ailes blessées,
Les soleils des bonheurs,
Les aquarelles floues
Des espérances,
Les douleurs,
Les heures d'attente,
Notre sable, notre mer,
Les nostalgies,
Les éclats de rire,
Les étés, les hivers,
Les portraits d'êtres chers,
Le cristal des passions,
L'exercice du pouvoir,
Les pétales du crépuscule
E
t le verbe croire.
C'est une balance sage
Et héraldique,
C'est notre chance,
C'est notre autre musique...



"L'amitié n'était-elle pas une forme de la musique ?" Erik Orsenna
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# Posté le dimanche 18 mars 2007 10:42

Overdose


Je m
'efforce
A marcher sur la corde
D'un rêve.
Au-
dessous,
L
e tumulte de la mémoire,
Te
mpête menaçante.
Au
-dessus,
L'arc-en-ciel de ce monde,
C
riant de toute sa force,
M'a
ppellant
Vers le brouillard
Qui
m'attend.
En é
quilibre précaire,
Je m
e demande
Si l
'on peut mourir
D'
une overdose de rêves...
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# Posté le dimanche 18 mars 2007 10:43

parce que j'aime...

Enivrez-vous
Charles Baudelaire (1821- 1867)

Il faut être toujours ivre. Tout est là: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."




Remords posthume
Charles Baudelaire (1821- 1867)

Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
Au fond d'un monument construit en marbre noir,
Et lorsque tu n'auras pour alcôve et manoir
Qu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse ;

Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
Et tes flancs qu'assouplit un charmant nonchaloir,
Empêchera ton coeur de battre et de vouloir,
Et tes pieds de courir leur course aventureuse,

Le tombeau, confident de mon rêve infini
(Car le tombeau toujours comprendra le poète),
Durant ces grandes nuits d'où le somme est banni,

Te dira : « Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? »
- Et le ver rongera ta peau comme un remords.






Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
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# Posté le dimanche 18 mars 2007 10:45

parole d'un temps présent

J'ai perdu cette habitude
cette habitude de vivre.


(vivre) cette souffrance qui me détruit un peu plus chaque jour.
parole d'un temps présent
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# Posté le vendredi 23 mars 2007 19:32

Modifié le samedi 24 mars 2007 08:32